65% des industriels sénégalais déplorent le difficile environnement des affaires

ansdL’environnement des affaires au Sénégal a été difficile durant le mois novembre 2012 pour 65% des industriels, a-t-on appris lundi auprès de la Direction de la prévision et des études économique (DPEE) à Dakar.


La DPEE, qui rend compte son enquête d'opinion auprès des chefs d'entreprise dans les secteurs secondaire et tertiaire, note que ‘'ceux-ci déplorent la concurrence déloyale (20%), la corruption et la fraude (10%) et la fiscalité (7,5%)''.

Par ailleurs, le non recouvrement des créances a perturbé l'activité de 15% des chefs d'entreprises tandis que l'insuffisance de la demande affecte 7,5% des enquêtés.

Concernant les bâtiments et travaux publics (BTP), l'environnement des affaires difficile est cité comme contrainte majeure par 57,9% des entrepreneurs.

‘'Il est perceptible à travers la concurrence déloyale et les délestages de l'électricité (dans les mêmes proportions 15,8%), ainsi que les lourdeurs administratives (10,5%)‘', signale la DPEE.

Par ailleurs, le non recouvrement des créances a été évoqué comme contrainte majeure par 31,6% des entrepreneurs alors que l'insuffisance de la demande est citée par 5,3% des répondants.

Au niveau du sous-secteur des services, l'environnement des affaires est évoqué comme difficulté majeure par 64,1% des prestataires en raison de la concurrence (15,6%), de la fiscalité (12,5%) et des lourdeurs administratives (12,5%). En outre, le non recouvrement des créances et la baisse de la demande ont été également cités respectivement par 17,2% et 10,9% des dirigeants.

Dans le sous-secteur commercial, l'environnement des affaires est également le principal obstacle d'après 60,6% des chefs d'entreprises interrogés par la DPEE. Il se manifeste par la concurrence déloyale (21,2%), les lourdeurs administratives (12,1%) et la fiscalité (9,1%).

Les créances non recouvrées sont, quant à elles, évoquées par 21,2% des chefs d'entreprises comme principale difficulté. En outre, la baisse de la demande a été un réel frein au développement de l'activité pour 9,1% des commerçants.

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